Et Ailleurs ?

Quelques articles pour savoir ce qui se fait ou comment cela se passe dans d’autres Conseils Citoyens.

La synthèse de la rencontre de réseau conseils citoyens des chefs de projet politique de la ville est en ligne

 

 

La rencontre thématique consacrée aux conseils citoyens en visio-conférence du 09 juin 2017 a réuni 18 participants à lille et Amiens sur un sujet qui questionne les pratiques participatives et la manière de les accompagner voire de les encourager ou soutenir et ce, de quelque point de vue que l’on se place.

En 2014, la loi Lamy a inscrit et institué la participation des habitants dans les contrats de ville : les conseillers citoyens ont vocation à participer à la co-construction des contrats de ville et à la mise en œuvre de la Politique de la ville à l’échelle locale. Une vocation réaffirmée récemment dans la circulaire du 02 février 2017. C’est en premier lieu au sein des comités de pilotage des contrats de ville que les conseillers citoyens doivent participer à la co-construction et à l’évaluation des politiques publiques.

Si il est un fait avéré que dans la majorité des cas les conseils citoyens n’ont pas participé à l’élaboration des contrats de ville car pas encore installés au moment de leur élaboration, de quels leviers disposons-nous aujourd’hui pour compenser ce différé qui a impacté sur leur place au sein des instances et de la gouvernance du contrat de ville ? Comment favoriser cette place des conseils citoyens dans la co-construction, le suivi et l’évaluation  du contrat de ville conformément au cadre de référence qui stipule que ceux-ci peuvent représenter jusqu’au tiers des membres du comité de pilotage ? Comment favoriser cette participation aux instances, notamment par des actions de formation tout en adoptant une posture, par nature, délicate, entre accompagnement et autonomisation ?

Des questions auxquelles les membres du réseau chefs de projet politique de la ville de la région Hauts-de-France ont pu réfléchir collectivement, partant de leurs expériences sur les territoires. Des témoignages qui, brossant un paysage hétérogène des conseils citoyens, illustrent sur le terrain les grandes marges d’interprétation et de mise en œuvre laissées par la loi.

Retrouvez plus d’informations sur les rencontre de réseau et la synthèse des échanges dans la rubrique programme d’actions.

http://www.irev.fr/node/63536

À Vannes, les conseils citoyens sous contrôle

 

Bruno Jezequel.

Les membres des conseils de Kercado et Ménimur ne peuvent pas s’exprimer sur leurs travaux sans autorisation du maire. Une règle que l’on cherche en vain dans les textes.

Enquête

Les conseils citoyens ont été créés dans le cadre de la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014. C’est un dispositif obligatoire dans les quartiers prioritaires. Ils sont constitués d’habitants et de représentants d’associations.

Émanation d’une politique d’État, les conseils citoyens sont dans le champ d’intervention du préfet. Ainsi, c’est ce dernier qui valide la composition des conseils et doit contrôler leur fonctionnement dans les règles.

Autonomes, ces conseils ne sont pas des appendices de la Ville. Ils sont donc bien différents des conseils de quartiers, qui eux dépendent de la Ville.

À Vannes, les conseils citoyens ont été installés dans les quartiers prioritaires de Kercado et Ménimur, en juillet 2015.

Aujourd’hui, ils sont en crise: manque de formation pour participer efficacement aux réunions avec les institutions lors des comités de suivi de la politique de la Ville, divisions parfois très rudes entre conseillers, désertions des réunions.

« Les habitants ne s’y retrouvent plus, note un conseiller. Une dame avait proposé l’installation d’une laverie à Kercado, un outil important pour les habitants. On ne l’a pas écoutée. Elle ne devrait pas revenir. À la place, on aura un graff sur le transformateur de la résidence d’Armorique… »

Une charte de bonne conduite.

Une conseillère ajoute: « La mairie verrouille. » Le 9 mars 2017, dans un article publié dans Ouest-France des conseillers de Ménimur et Kercado s’étonnaient que leurs propositions de signaler les incivilités soient rejetées par le maire.

Peu après, les services de la Ville ont rappelé à ces conseillers l’existence d’une charte de bonne conduite des conseils citoyens de Vannes.

Dans celle-ci il est indiqué:« Chaque conseiller est tenu individuellement à l’obligation de réserve et ne peut, en aucun cas, communiquer, à l’extérieur sur les travaux du conseil et sur le contenu des débats sans autorisation du maire. »

Une dépendance des conseillers que l’on cherche en vain dans les textes. Au contraire ceux-ci affirment clairement l’autonomie des conseils.

Dans une circulaire du 2février 2017 du ministère de la Ville, il est précisé: « Les conseils citoyens exercent leur action en toute indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics ». « Par conséquent, ni les représentants de l’État, ni les élus ou leurs agents en charge de la politique de la Ville ne peuvent être membres de cette instance. » 

De plus, « un élu ne peut pas animer un conseil citoyen ». On voit mal dans cette optique comment un maire peut interdire toute expression libre des conseillers.

Il suffit de relever que « ce sont les membres du conseil qui déterminent son organisation, son mode de fonctionnement et les travaux qu’il traite ».

Détail paradoxal, dans la charte vannetaise, comme pour se dédouaner, le paragraphe qui interdit aux conseillers de contacter, de leur propre chef, la presse est suivi d’une phrase sur le travail des conseillers qui doit se faire« en toute indépendance dans le respect des libertés fondamentales d’opinion et de pensées».

Contacté hier, le maire, David Robo, n’a pas souhaité réagir.

http://www.ouest-france.fr/bretagne/vannes-56000/vannes-les-conseils-citoyens-sous-controle-5100184

Un nouveau départ pour les six conseils citoyens

 

 

Le maire Serge Babary a reçu les conseils citoyens pour les remercier de leur engagement et souligner l’importance de leur avis sur les projets municipaux.

Les conseils citoyens entament leur deuxième session, qui s’étalera sur deux ans. Nés en 2015, ils viennent d’être renouvelés et ont été reçus à la bibliothèque centrale, jeudi dernier, par des élus locaux.

« On a besoin de votre avis car vous êtes les mieux à même de ressentir les choses », a souligné le maire Serge Babary. Les conseils citoyens permettent aux habitants et associations de participer au pilotage des contrats de ville.

Des membres du conseil citoyen du Sanitas estiment que la première session a surtout permis « d’appréhender ce qu’est un conseil citoyen, de comprendre notre rôle ». Plusieurs participants s’étaient découragés au fil du temps. « Ça demande un grand investissement, explique un membre. Il faut être là pour des réunions, pour préparer des choses, etc. »

«  On construit une collaboration  »

Maintenant qu’ils ont mieux cerné leur rôle, que leur conseil est renouvelé et au complet, les participants espèrent « pouvoir faire entendre la voix des habitants ».

Mais un membre note qu’il ne faut pas « attendre des résultats immédiats. C’est sur le long terme. On construit une collaboration. »

Les six conseils citoyens de Tours (Sanitas, Europe, Maryse-Bastié, Rives du Cher, Bords de Loire, Rochepinard-Fontaines) ont présenté aux élus les grands axes sur lesquels ils prévoient de travailler. Plusieurs ont mis en avant les nuisances et incivilités auxquelles des habitants de ces quartiers doivent faire face. Des projets ont également été évoqués, notamment celui de rénovation urbaine du Sanitas. Face à la destruction de 430 logements sociaux prévue sur dix ans, plusieurs habitants et associations ont fait connaître leurs inquiétudes, notamment par le lancement d’une pétition.

Mais pour le moment, le conseil citoyen du Sanitas ne se positionne pas. Il demande au maire à être associé aux prises de décisions. « On attend qu’on nous demande notre avis et qu’on soit écouté », souligne un membre.

Serge Babary et Chérifa Zazoua-Khames, adjointe chargée de la politique de la Ville et de la réussite dans les quartiers, ont insisté sur la tenue prochaine d’ateliers avec le conseil citoyen sur ce projet. Le premier est prévu mardi 4 juillet. Et Chérifa Zazoua-Khames rappelle que si les conseils citoyens le veulent, ils peuvent inviter les élus pour discuter sur un sujet.

Sarah Nattier

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/24-  Heures/n/Contenus/Articles/2017/06/15/Un-nouveau-depart-pour-les-six-conseils-citoyens-3134276

Créteil : le conseil citoyen passe à l’action

 

 

Douze des quinze membres de l’instance représentative du quartier du Mont-Mesly-La Habette-Les Côteaux du sud à Créteil étaient réunis ce jeudi soir.

Ils se veulent les porte-voix du quartier. Un an après son installation, le conseil citoyen pour le secteur Mont-Mesly, la Habette et les Côteaux du sud, à Créteil passe à une nouvelle étape. « Maintenant que nous sommes installés, que nous avons mis au point notre fonctionnement, notre logo, nous voulons enclencher sur les projets », annonce Jules Eklu, animateur du conseil et représentant pour le collège associatif.

Ce jeudi soir, lors de leur réunion à la Maison des solidarités, les douze membres recevaient le directeur de l’urbanisme de la ville pour une présentation du projet de rénovation du quartier.

Stylo en main et carnet sur la table, ils ont pris des notes, intervenant ici ou là pour évoquer « le squat » dans des appartements vides, « le bailleur Créteil Habitat qui ne répond pas aux locataires » ou encore pour réclamer le protocole de préfiguration du projet.

« Nous allons maintenant décortiquer ce projet et formuler les attentes du quartier », explique Jules Eklu.

Les conseils citoyens, mis en place dans chaque quartier prioritaire de la politique de la ville, depuis la loi de 2014, participent à l’élaboration du contrat de ville, en réunissant associatifs et habitants.

Récemment, les membres du conseil du Mont-Mesly ont participé au projet de fresque des Emouleuses, en figurant dans le jury.

Le 13 juillet, dernière réunion avant les vacances, ils recevront un élu pour poursuivre les échanges sur le projet ANRU.

leparisien.fr

http://www.leparisien.fr/creteil-94000/creteil-le-conseil-citoyen-passe-a-l-action-30-06-2017-7101183.php

Conseils citoyens :  » Se poser les bonnes questions « 

Plusieurs conseils citoyens de l’agglomération se sont retrouvés samedi, au centre social de la Rabière, pour participer à une journée de réflexion.

 

Un paperboard, un sac à dos, un gobelet et un réchaud à gaz miniature… Voilà les seuls accessoires dont a besoin David Ropars – comédien et militant – pour la conférence gesticulée qu’il a tenue au centre social de la Rabière, samedi soir. C’est la Scop L’Engrenage qui était à l’origine de l’évènement. « Nous avons invité les conseils citoyens des quartiers de l’Europe, Maryse-Bastié, du Sanitas, et bien sûr de la Rabière (*) qui nous accueille ce soir », précise Emilie, de la Scop.

Sur le thème de la politique de la ville, David a puisé dans son expérience, son parcours et ses colères, pour établir avec humour et gesticulations, son diagnostic sur les zones urbaines en difficultés. « Je me suis perdu dans ma classe sociale. Le déficit de savoir, de culture, d’argent vous interdisent d’accéder à une classe sociale supérieure. » Au travers des exemples ou des expressions, il a décrit les différents rapports de domination en jeu dans l’environnement social.
Volontiers provocateur dans sa description de l’économie, de l’école, de la culture, de l’histoire, il a suscité l’adhésion du public pour mieux faire passer ses messages. Pour Youssef, membre du conseil citoyen de la Rabière, « cette soirée aide à prendre conscience des difficultés, à se poser les bonnes questions et à se montrer constructif. »
Une journée d’échanges, réservée aux membres des conseils citoyens de l’agglomération, a été organisée samedi, pour partager les expériences de mobilisation et d’action des habitants.

(*) Créé par la loi Lamy de 2014, qui définit la politique de la ville, le conseil citoyen du quartier de la Rabière existe depuis 2015, et comprend une quinzaine de membres, habitants ou représentants d’associations.

Correspondant NR : Albert Souriau
source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Politique/n/Contenus/Articles/2017/05/15/Conseils-citoyens-Se-poser-les-bonnes-questions-3099807

Ruche aux projets : une centaine de propositions à éplucher

FOCUS – Plus d’une centaine de propositions attendent les citoyens à l’occasion de la nouvelle Ruche aux projets qui se tient ce samedi 13 mai, en vue de présélectionner ceux du Budget participatif 2017 de Grenoble. Panneaux solaires, sièges et bancs en tout genre, chenil solidaire ou dauphin baromètre… Les idées ne manquent pas et disent finalement beaucoup de l’état d’esprit des Grenoblois.

Ils sont une centaine, il n’en restera plus que 30. Samedi 13 mai se déroulera à Grenoble une nouvelle Ruche aux projets : une journée de rencontre avec les porteurs de projets du Budget participatif 2017, au terme de laquelle chacun pourra présélectionner les idées qui lui semblent les plus enthousiasmantes.

Ruche aux projets Grenoble 2017

Portés par des structures associatives, par des Conseils citoyens indépendants ou par de “simples” citoyens, les projets se répartissent en différentes catégories. La vedette ? « Aménagement espace public », qui regroupe pas moins de 42 projets sur les 106 présentés*. Avec 15 propositions, la catégorie « Nature en ville » est, elle aussi, loin devant les autres.

Et si, au-delà de son caractère pratique, le budget participatif était aussi l’occasion de prendre le pouls d’une population ? De visualiser l’idée qu’elle se ferait d’une ville idéale ? Petit tour d’horizon, forcément incomplet, des différents projets proposés et des thématiques qui semblent les dominer.

S’approprier son environnement urbain

Espace public, économie… Des catégories un peu “fourre-tout” mais qui permettent de mesurer les attentes, ou les inquiétudes, des Grenoblois en matière d’environnement urbain. Ainsi, Jean veut « réduire la facture énergétique des bâtiments » tandis qu’Antoine propose l’installation de panneaux solaires sur le toit du centre sportif Chorier-Bierrat. Alain, pour sa part, se préoccupe de la pollution sonore et propose des démarches pédagogiques autour de la question du bruit en ville.

D’autres idées sont très précises et concrètes : la création d’un axe cycliste sur le chemin reliant l’Office du tourisme à Félix-Viallet, la sécurisation d’un carrefour à proximité des berges de l’Isère, le “rafraichissement” du carrefour Léon-Blum… Comme pour les éditions du Budget participatif précédentes, les citoyens repensent l’environnement urbain au plus près de chez eux.

Une ville plus confortable ?

Un exemple de transformateur électrique transformé en oeuvre d’art, ici à Nanaimo (Canada). Demain à Grenoble ? DR

Grenoble serait-elle stressante ? Une chose est certaine : plusieurs projets déposés transpirent le besoin de zénitude. À commencer par celui de Natacha, qui propose l’ouverture à Grenoble d’une salle « ouverte à tous où chacun peut venir méditer quand il le souhaite ».

Le Grenoblois manifeste aussi le désir de… s’asseoir. Des sièges au Jardin des plantes, des bancs quai Perrière, avenue Marcelin-Berthelot, dans le parc Claude-Kogan, ou encore disposés pour former des points de vue sur les montagnes : les propositions ne manquent pas !

Rendre la ville plus ludique et plus belle apparaît également comme une préoccupation des porteurs de projets.

Cécile et ses amis proposent ainsi la création d’un « skate park », permettant aux jeunes de pratiquer le sport urbain sans déranger leurs voisins. Brahim, lui, rêve d’une piste de danse en plein air. La Ville elle-même dépose un projet pour l’éclairage et les décorations de Noël de Grenoble, et Thierry propose de son côté d’« égayer le mobilier urbain ». Poubelles à verre et transformateurs électriques pourraient ainsi devenir des œuvres d’art.

Des chiens, des chauves-souris et un dauphin baromètre

Autre prédominance, parmi les propositions : la place des animaux au sein de la ville…. ou de la vie. Nos amis les chiens sont ainsi l’objet de deux projets. En premier lieu, une « caboterie », pension solidaire permettant aux personnes en situation de précarité de pouvoir faire garder leur animal. Ensuite, la création d’un parc à chiens « clôturé par un parcours d’agility », afin que les chiens puissent « courir s’amuser et travailler (sic) sans danger », explique Jean-Michel.

La faune sauvage est également au cœur des préoccupations. Deux projets différents proposent ainsi la mise en place de ruches, l’un sur le parc Paul-Mistral, l’autre sur l’ensemble de l’agglomération. Déjà porteuse du projet retenu de pigeonniers contraceptifs sur Grenoble, Chantal et ses camarades souhaitent pouvoir faire l‘acquisition d’une volière. Gilles, pour sa part, aimerait voir des nichoirs à chauves-souris en ville : ces mammifères nocturnes et volants sont en effet de redoutables prédateurs pour les insectes nuisibles.

Un « dauphin baromètre » au cœur de Grenoble ? DR

Et s’il faut parler des animaux, difficile de ne pas mentionner le « dauphin pour le Dauphiné ». L’idée ? « Rapporter un peu de légèreté dans le paysage grenoblois en réalisant un grand dauphin baromètre (qui changerait de couleur suivant la météo) au cœur de la ville », explique Denis. « Plus besoin d’application météo, il suffira d’aller voir le dauphin ! », ajoute-t-il, jugeant nécessaire de « repenser la ville comme un territoire où l’humour a aussi sa place ».

Des passions et des thématiques variées

D’autres projets se distinguent encore. Hélène aimerait faire pousser du houblon sur les toits et balcons de Grenoble. Claire porte – avec les membres de Parlons-en – le projet d’un média donnant la parole aux plus précaires, ainsi que celui d’un lieu d’accueil « où on entrera pour se réchauffer, partager un café, cuisiner, bricoler, participer à un débat, s’entraider dans nos démarches administratives, développer des projets »… Tandis que Pierre s’inspire de l’Asie pour présenter des feux à décompte pour piétons.

Autant de thématiques, de passions, d’univers différents… À l’internaute curieux de parcourir l’ensemble des projets présentés sur le site de la Ville de Grenoble. Et de se rendre à la Ruche aux projets, samedi 13 mai au Palais des sports de Grenoble entre 11 et 18 heures, afin d’y rencontrer les porteurs d’idées et de mettre en avant ses projets préférés.

Un feu à décompte à Besançon, en guise d’exemple sur la page du porteur de projet. DR

Florent Mathieu

  • * Le site de la municipalité de Grenoble publie 106 projets, mais seuls 104 seront proposés lors de la Ruche, nous indique un responsable de la Démocratie locale de Grenoble. Un projet a en effet été abandonné, et deux projets similaires ont été regroupés en un seul.

Source : http://www.placegrenet.fr/2017/05/11/ruche-aux-projets-centaine-de-propositions-a-eplucher-samedi-13-mai/137201

Un recours contre les conseils citoyens de Compiègne

 

Membre de la liste de Philippe Marini (LR), Mohamed Rizki demande l’annulation des conseils citoyens, instaurés dans les quartiers

Le conseil citoyen du Clos des roses s’était réuni dès mars 2015.

Le conseil citoyen n’aurait pas été créé dans les règles à Compiègne. C’est en tout cas ce qu’affirme un habitant, Mohamed Rizki, soutien de Philippe Marini (LR) aux dernières élections municipales. Cette instance consultative, instaurée par la loi de février de 2014, dite de cohésion urbaine, est désormais obligatoire dans les communes qui bénéficient de fonds de la politique de la ville, en faveur des quartiers défavorisés.

«  La manière dont a été constitué le conseil citoyen de Compiègne, et notamment son collège habitants, méconnaît gravement les principes de la loi. Aujourd’hui, il y a comme un soupçon de petits arrangements, estime Mohamed Rizki. Peu de personnes ont fait acte de candidature, aucune campagne d’information envers la population n’a été faite.  »

 Un désaveu bien tardif. Dès février 2015, Oumar Ba, adjoint chargé de la politique de la ville, reconnaissait volontiers, dans les colonnes du Courrier picard, que les seuls efforts de publicité avaient été l’ouverture d’un registre au centre Anne-Marie-Vivé.

Déjà à cette époque, notre journal avait noté que nombre de citoyens, amenés à siéger dans cette instance, avaient été recrutés parmi les proches de la majorité, comme Alou Bagayoko, ex-directeur de campagne de Jean Desessart (LR) pour les Départementales ou Mohamed El Hachmi, qui avait défrayé la chronique pendant les municipales en quittant bruyamment le camp socialiste pour celui de Marini.

« Ce ne sont pas des arènes »

Des faits que n’ignorait pas Mohamed Rizki. Mais celui qui espérait entrer au conseil municipal au profit d’une démission ou d’un départ, serait-il désormais tenté par la dissidence ? «  Je ne me désolidarise pas de la majorité, mais d’un tel acte. C’est un déni de démocratie, c’est digne d’un régime d’Union soviétique. Et mon action n’a rien d’agressif  », jure le jeune homme.

Pour l’heure, il a intenté un recours gracieux auprès du maire et du sous-préfet afin d’obtenir l’annulation du conseil citoyen. Des démarches qui ont fait pschitt. «  Une décision administrative doit être contestée dans les deux mois. Or l’arrêté préfectoral qui instaure les conseils citoyens de Compiègne a été pris à la fin de l’année dernière  », note le sous-préfet Ghyslain Chatel. À la suite de quoi, les trois conseils citoyens dans les trois quartiers prioritaires – le Clos des roses, la Victoire et Vivier-Corax – avaient été officiellement installés, le samedi 8 octobre, en mairie de Compiègne.

Ces conseils sont depuis peu actifs. «  Ils n’ont pas grand-chose à se mettre sous la dent. Le contrat de ville (ndlr : le partenariat avec l’État sur la politique des quartiers) ne présente pas d’avancée suffisante pour motiver une réunion  », souligne Philippe Marini. Et le maire de Compiègne d’ajouter, brocardant une ex-candidate à la Présidentielle : «  Ce ne sont pas des arènes qui auraient vocation à s’emparer de tout sujet. La démocratie participative, ce n’est pas ma tasse de thé, la «bravitude» des institutions de quartier, non plus. »

Mohamed Rizki assure lui qu’une grande partie de la population attendait beaucoup de ces conseils citoyens. Aussi n’exclut-il pas de mener l’affaire devant le tribunal administratif.

Un besoin d’exister

Candidat aux municipales au fin fond de la liste de Philippe Marini, Mohamed Rizki est-il encore un membre de la majorité municipale  ? Au téléphone, on devine le haussement d’épaules de l’adjoint Oumar Ba  : « Je ne sais pas ». Le maire de Compiègne a le même ton désabusé  : « Je ne suis pas dans ses lobes cérébraux. Il a besoin d’exister ». Une analyse qui valait quand ce jeune Compiégnois avait exigé en mars 2015 des excuses publiques de l’ancienne première dame. « Comment va François ?», avait-il lancé dans un café parisien à Valérie Trierweiler, qui avait répliqué par une gifle.

http://www.courrier-picard.fr/13593/article/2017-02-27/un-recours-contre-les-conseils-citoyens-de-compiegne

La Blaiserie en phase avec les habitants

Pause-café ou soirées pizza, les parents discutent et échangent autour de l’éducation des enfants

Lors de l’assemblée générale du centre d’animation de la Blaiserie, jeudi soir, conseil d’administration et équipe d’animation ont dressé le bilan des actions menées au cours de l’année écoulée. Pour répondre aux attentes de ses 1.660 adhérents, une trentaine d’animateurs sont mobilisés, aidés par 120 bénévoles. Ils interviennent tant pour accompagner les élèves au sein des CLAS et accueillir enfants et adolescents en période de vacances (séjours, chantiers participatifs) que pour mener des actions plus spécifiques auprès des jeunes ou des familles. La Blaiserie, c’est également, pour le quartier et au-delà, les actions culturelles et les soirées de la Montgolfière.

A côté de ces tâches ordinaires, tous les personnels et bénévoles se sont investis, début avril, à l’instigation du nouveau directeur Gwenaël Caillaud et avec l’appui du conseil d’administration, dans le recueil de la parole des habitants sur leur quartier. En interpellant les personnes sur le marché ou à la sortie des écoles, en s’adressant à des jeunes comme à des personnes âgées, cette enquête touche une population plus diversifiée que celle des seuls adhérents et usagers habituels.
L’analyse des réponses, menée avec les habitants, servira de base pour l’élaboration des orientations du nouveau contrat de projet (2018-2022) et portera sur trois points prioritaires : la jeunesse, le cadre de vie, l’économie et l ‘accès à l’emploi. Préfigurant déjà cette volonté de resserrer les liens avec les habitants, la convention pluriannuelle d’objectifs signée le 11 mars avec la CAF et la municipalité par les maisons de quartier insiste sur leur nécessaire participation aux diverses actions, comme au sein des conseils citoyens, par exemple, dont l’animation a été confiée à Abdou Aouad.
Avec une équipe de professionnels et de bénévoles soudée, dynamique et enthousiaste, avec un bilan financier équilibré et sain, le centre d’animation de la Blaiserie peut s’engager sereinement dans la poursuite de ses objectifs.

« Paroles d’habitants », réunions d’analyse et de propositions, ouvertes à tous : les 17 et 24 mai, ainsi que le 7 juin, à 18 h 30.

Corr. NR, Marie-Agnès Mahieu
source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Communes/Poitiers/n/Contenus/Articles/2017/05/15/La-Blaiserie-en-phase-avec-les-habitants-3099318
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